IMPROVISE EN SURVEILLANCE

(pour mon collègue et pote Amand Vires, qui change d’établissement)

Leitmotiv : Non, Amand, ce n’est pas toi qui t’en vas
C’est nous qu’on te vire

Qui ne sait que la passion t’habite
Mais tu es pire que Dom Juan
Puisqu’avec ton départ perfide
Ces dames auront perdu leur amand…
Honte à toi scélérat !

Encore un homme de l’équipe qui s’en va
La parité n’est plus ce qu’elle fut autrefois
Et je suis bien Triste car je sais déjà
Qu’hormis au baby-foot Tristan te remplacera pas
Honte à toi, apostat !

Du fait de ton départ tes fameux BTS
Vont se trouver bien orphelins
Je peux les adopter mais si tu veux bien
Je vais te les convertir au BTN
Honte à toi, renégat !

Je ne pourrai désormais me lancer dans une phrase à Ferré
Sans qu’incontinent tu ne l’achevasses
Je dis incontinent car c’est quand on allait pisser
Plus jamais quant à moi je ne chanterai : « c’est extrasse »
Honte à toi, grabélois !

Y’a quelque chose qui nous rapprochait
C’est que tous deux en douce on écrivait
Mais si Duras les a aussi publiées
Nous, des conneries on n’en a point filmé.
Honte à toi, grec à la noix !

Ah, on en a consommé des jambons beurre au café
La bière alors coulait à flot dans nos chopes bien pleines
« Avec le temps» disait Léo on s’est un peu moins beurrés
Pour épargner tes genoux meurtris et ma bile à la peine
Honte à toi, fils de judas !

Et d’abord, c’est qui ce Jules Guesde dont nul n’a entendu parler
Toi qui ne jures que par le ciné t’étais pas bien à Louis Feuillade ?
C’est vrai que nulle chose en ce monde n’est faite pour durer
On se retrouvera mais loin très loin du travail…
Vive toi mais ne recommence pas

Bon j’ai lu ton Buisson de Mûres
Ce bouquin on peut pas dire qu’on le lit pour des Brun(n)es
Je vais en choquer plus d’un mais si tous les enc… étaient comme toi
Sûr que tous les blaireaux leur tendraient les bras
Vive toi ca ira bien pour cette fois

18 ans que ta haute silhouette hante le bâtiment B
Ca fait du temps pour se faire quelques cheveux
Tu es arrivé fort beau et encore jeuneux
Rassure-toi, grand et beau tu es resté
Vive toi, chauve ou pas

Puisqu’il faut bien finir laissons parler le cœur
Ô toi le plus exquis des coordonnateurs
Pourrais-tu me fournir le consolant bonheur
De récupérer s’il te plaît ta clé de l’ascenseur…
Vive toi et pour finir vive moi

C’est nous qu’on te vire
Mais si tu veux revenir te gêne pas
N’attends pas trop toutefois
Car c’est pt’être moi qui serai plus là