Ce classement tient compte de mes goûts au fil du temps tels que je me les remémore. Il se peut que des titres qui m’ont emballé jadis m’agacent aujourd’hui mais il ne faut pas renier ce que l’on a été. Il a été réalisé dans les années 2000 et, depuis, bien des choses ont changé : des décès, des cessassions d’activité et des chansons que l’on n’a plus envie d’écouter, des chanteurs dont on s’est lassé.

Aujourd’hui, je resterais fidèle certes à Salvatore Adamo mais tout de suite derrière viendraient Jean-Louis Murat et Alain Bashung. Talonnés par Brigitte Fontaine. Je ferais sans doute une part belle à Arthur H et aux canadiens (Charlebois, Vigneault, Pauline Julien). Ferré, Nougaro, Moustaki garderaient une place honorable. Donc ce classement est à relativiser.

Commençons par la chanson française puisque les top 50 sont dans l’air du temps. Quels sont les 50 interprètes et chansons françaises qui auront le plus marqué les divers moments de mon existence ? Certains noms peuvent étonner mais je n’ai pas toujours eu mon âge actuel. D’autres ont cruellement absents alors que je les ai peut-être aimés dans les années 60… Mais ils n’ont pas confirmé ou ont bifurqué vers des voies où je ne pouvais les suivre. Quant aux nouveaux, je préfère attendre, je préfère entendre. On a bien le temps..

1) La mémoire et la mer, de Léo Ferré : je l’ai découverte alors que j’étais lycéen, je l’ai souvent chantée lors de soirées arrosées quand j’étais étudiant, et je ne m’en suis jamais lassé; si je me suis lancé dans l’écriture, tendance chanson à texte, au départ, c’est sans doute pour essayer de faire aussi bien que ce chef d’œuvre de lyrisme à la fois intime, ésotérique et universel qu’est la chanson de la mémoire et de la mer. Depuis trente ans, « la marée je l’ai dans le cœur qui me remonte comme un cygne »… Et je ne suis pas le seul puisque Bernard Lavilliers, Michel Jonacz et mon ami André Fernandez la reprennent régulièrement sur scène, ou s’apprêtent à le faire. Autres chansons du grand Léo qui me touchent particulièrement : Tu ne dis jamais rien (texte un peu hermétique mais c’est justement ce qui fait que l’on aime ou que l’on n’aime pas Ferré. Il ne se laisse pas apprivoiser tout de go.); Je t’aimais bien tu sais (me rappelle une tranche de vie) ; Les amants tristes, Les temps difficiles (trois versions, toutes aussi railleuses les unes que les autres sur les travers de nos temps qui coulent), Richard (à pleurer de nostalgie), Les étrangers, Poètes vos papiers (c’est le Ferré-Rabelais, capable d’accumuler les images avec une maestria qui n’appartient qu’à lui). Ils ont voté (Pour lui, De Gaulle n’était décidément pas le Français n°1 de tous les temps), Y’en a marre (même remarque), A mon enterrement, Écoute-moi et surtout A toi qui m’impressionne par l’inventivité verbale et la virtuosité mélodique. Ajoutons-y ses interprétations des poèmes de Baudelaire (Spleen, Le vin de l’assassin, Abel et Caïn), de Rimbaud (Les assis, Les poètes de sept ans), Apollinaire (La chanson du mal aimé, Marie) Verlaine (O triste, triste, Ame t’en souvient-il), Caussimon (Comme à Ostende, Le temps du tango, Ne chantez pas la mort), Aragon (Il n’aurait fallu, Les étrangères, que Montand aussi interprète si bien) et son universel Pauvre Rutebeuf… Parmi ses premières chansons : Vitrines ou L’esprit de famille. Plus tard : La langue française, On n’est pas des saints, Sur la scène (la tête de mon père qui m’avait offert le disque « Amour anarchie », pour mon bac, quand il est entré dans ma chambre alors que Ferré vociférait « Sur la scène y’a Danton le cœur sur la détente/Tout prêt de refoutre la merde/avant qu’on referme sa gueule ! »). Je crois que je peux encore aujourd’hui réciter presque par cœur Le Chien, Et basta ou Il n’y a plus rien, que je n’ai pas réécoutées depuis des années. On me demande souvent, dans des soirées entre amis, d’interpréter C’est extra, que j’aime moins que La the nana, laquelle me rappelle une amie très chère.Pour son fils Mathieu, la graine d’ananar avait composé jadis L’espoir, ainsi qu’avec sa femme, Marie (Apollinaire). Je me suis un peu éloigné de lui vers la fin des années 70 (Les artistes, Les vieux copains, muss es sein, Je te donne, La frime, Ludwig, Les loubards, Allende….) mais les inédits interprétés par Les faux bijoux et Gilles Droulez sont tout à fait remarquables. Je n’exclus pas les titres-phares comme Jolie Môme, Paris-Canaille ou La solitude mais ils n’ont pas besoin de coup de pouce. En revanche le matraquage d’Avec le temps finit par me taper sur le système comme tout ce qui est excessif, surtout interprété par Dalida. Catherine Sauvage l’interprète également très bien (La maffia, Le guinche, La grande vie, Les bonnes manières, Mister Georgina…) et le Jolie môme de Gréco confine au sublime.

2) Manuel, de Salvatore Adamo : On est très injuste avec cet auteur compositeur interprète à la fois trop connu, célèbre dans le monde entier (une fois n’est pas coutume) et hyper méconnu, qui a enchanté mon enfance, m’a appris énormément sur tous les plans (à commencer par le vocabulaire). Il excelle dans tous les registres (cf. mon CD idéal de lui) contrairement à d’autres qui se cantonnent à un seul ; qu’il s’agisse de ses textes engagés (Manuel contre la franquisme; Tout le long du Mékong pour son évocation des enfants soldats; De l’autre côté du pont sur la guerre fratricide entre les peuples de l’ex Yougoslavie; Les collines de Rabiah sur les malheurs du Liban, Le Pendu, contre le racisme, Les gratte-ciel sur le gigantisme américain, Que voulez-vous que je vous chante ? où il répond à ses détracteurs…); qu’il s’agisse encore de ses chansons pleines d’humour et d’ironie comme Ils s’aimaient, inspirée par une nouvelle d’O’Henry, Chanson en rondelles très bien construite, que j’ai toujours interprétée à la guitare lors de soirées entre amis, Si tu retournes chez ta mère – car il sait aussi chanter le rock- , Histoire de clous (la fantaisie à l’état pur, je viens de l’enregistrer avec pour ma fille aînée qui en raffole et du coup m’en redemande), Pomme et Cie (dans l’enseignement on appelle ça une progression à thème linéaire) , Complainte des élus… ou qu’il s’agisse de nostalgie (Les heures bleues, le chien, le cheval de bois), parfois de désespoir (J’ai raté le coche) ou de désenchantement (La malice) parfois d’hermétisme (Le taureau et l’enfant) sans négliger pour autant ses chansons d’amour qui se rapprochent souvent de Brel (Mourir dans tes bras, l’une des plus belles chansons jamais écrites) ou de Reggiani (qui a d’ailleurs interprété Théorème ) : Si tu étais (je m’en suis servi naguère pour faire étudier le conditionnel à mes élèves et pour faire des petits exercices poétiques), Ne t’en va pas (mon coup de coeur dans son album « Zanzibar« ), Mariage (il peut être très féroce l’air de rien !), Caresse, Et t’oublier, Si le ciel est amoureux de toi. En fait Adamo est devenu depuis une quinzaine d’années mon chanteur préféré même si je reconnais que les deux interprètes sus-cités le surpassent quelquefois sur le plan des paroles. Mais outre que c’est un incroyable mélodiste, et qu’il vaut largement Aznavour ou Salvador sur le plan de la qualité des textes et des prestations scéniques, il est intimement lié à mon enfance et bien des chansons sont associées à des souvenirs plaisants (Petit camarade, les filles du bord de mer, Le grand jeu…) ou à des êtres disparus (La nuit). Je ne me suis jamais lassé de fredonner Mon cinéma (mes filles aussi, ce qui m’a fait bien plaisir), Gagner du temps, F. comme femme, Ma tête,(qui sonne comme du Brassens, ma fille aînée m’a fait la surprise de me l’interpréter lors de mon anniversaire), les tubes du style Viens ma brune (laquelle a fini par venir…), Alors reviens moi, Elle inspiré de René Char, Elle était belle pourtant… ou dans Zanzibar des titres comme Toi et moi jour après jour, interprété avec la femme d’Arno, Et le temps s’arrêtait, O monde, Tant d’amour qui se perd en duo avec Maurane... Il faut également écouter ce chef œuvre de fantaisie surréaliste qu’est Le monde à l’envers, ou même La colombe (Olympia 78), qui prouve à quel point il était en avance sur son temps, de même que la vieille, l’idole et les enfants où il se moque de lui-même et de sa complaisance envers les médias (satire aussi des « amours de journaux« ). J’ai eu la chance de le rencontrer une fois à la fin d’un concert mais je n’ai pas eu la patience d’attendre, lors de sa dernière prestation au zénith de Montpellier ou plus récemment à Aix en Provence, et j’en suis désolé : j’aurais pu lui offrir mon dernier livre (je lui avais remis les deux romans précédents). En fait je n’en finirais pas d’énumérer les titres méconnus, y compris ceux que je viens de découvrir (La chance de t’aimer, Il pleut dans ma chanson, Vladimir, que m’a expédié un amateur du même chanteur tombé par hasard sur le site) ou redécouvrir (Femme-plume, Italiano). Quand je vais en Italie, aux Pays-bas, en Espagne, Allemagne etc. Adamo est l’un des rares chanteurs français dont on arrive à dénicher des disques, ce qui rend d’autant plus incompréhensible la timidité bien française des medias à son égard. Je reste persuadé, quitte à faire hurler quelques fans et groupies, que quelques tubes dits « romantiques » comme Notre roman, L’amour te ressemble, et surtout Ton nom ont détourné de lui le large public qu’il mérite et qui se le représente comme un chanteur pour jeunes filles en mal de prince charmant, anachronique. Mais tous les chanteurs ont ainsi quelques titres que l’on peut trouver plus faibles ou ne pas aimer. Je me suis amusé à écrire un « Tombe la neige » en « yaourt » japonais à l’attention d’un ami nippon en utilisant des noms propres ou qui sonnent soleil levant (T’as des soucis Tatsumi, T’as des amis Miyagui, t’en a pas qu’à Tokyo, Même ici Yamamoto…). Très bonne version d’Inch Allah par Amalia Rodriguez, d’Amour perdu par Michèle Arnaud, de Et après par Richard Anthony et de Nous n’avons jamais parlé d’amour par France Arnell, Elle était belle pourtant par Michel Cogoni… En attendant une reconnaissance définitive amplement bien méritée. Bon son dernier CD n’est peut-être pas à la hauteur du précédent malgré Ce Georges, interprété avec l’inimitable Olivia Ruiz, On n’peut pas s’quitter (où il semble s’adresser à son public), Le très poétique « La couleur du vent » et un très convaincant Mon agenda. La part de l’ange est sans doute un peu plus commercial que les précédents et il contient des réussites incontestables, dans la fantaisie (Ce Georges, avec Olivia Ruiz), le lyrisme sentimental (Vers toi), le charme (Fleur), le poétique (La couleur du vent), l’engagé léger (Le féminin sacré), L’ai vu à l’Olympia le 5 février. plein de nouvelles chansons annoncées sur le futur CD… Ca y est il est sorti et c’est du meilleur : Rendez-vous sur Gliese dans le genre SF, De toi à moi et Je pense à toi dans le genre romantique, Alice dans le genre égrillard, Pourquoi tu chantes dans le genre philosophie de la vie, l’extraordinaire duo avec Christophe dans la reprise de Jour de lumière, le duo avec sa fille (T’aimer quelque part) et celui avec Chantal Lauby (Tous mes mensonges)… Tout est bon y compris la boîte à souvenirs… Dans ces derniers CD, encore des Pépites : Alan et la Pomme (sur l’inventeur, homosexuel et persécuté, de l’ordinateur) et Je vous parle d’un ami (sur la mort de Frédo) dans La grande roue; Lola et Bruno (L’amour n’a jamais tort) et De père à fille,a vec Joyce Jonathan dans le suivant; Méfie-toi, Juste un je t’aime (avec Camille) et le surprenant Nu dans Si vous saviez…

Entre temps les duos de reprises dans le « bal des gens bien », duos avec Benabar, Souchon, Voulzy, Julien Doré, Isabelle Boulay, Raphael, Yves Simon, Cali, Renan Luce, Thomas Dutronc qui tire aisément son épingle du jeu, Calogero… mais bon il s’agit de faire connaître ses tubes. Et l’on passe à côté des grandes chansons. Le meilleur sans doute la reprise du néon avec Cali, Mes mais sur tes hanches avec Julien Doré et La nuit avec J.Cherhal. Pauvre Verlaine aussi (Stanislas). Et puis Ce georges (O.Ruiz) et Tant d’amour qui se perd (Mauranne).

ADAMO TRIOMPHE A ALBI, PAR BTN
(On peut faire partie de l’AICA, être agrégé de lettres, avoir beaucoup publié dans le milieu littéraire, et être resté un fan indéfectible d’un chanteur populaire. Cet article le prouve, rédigé après le concert de Salvatore Adamo au Festival Pause Guitare, suite à l’entretien qu’il nous a accordé)
Ils étaient venus nombreux, au grand Théâtre, très nombreux même pour voir et entendre leur chanteur préféré, et pour certains, leur idole de toujours. Et parfois de très loin. Quelques-uns ont osé interpeller, entre deux chansons, gentiment, le « tendre jardinier de l’amour », ainsi que le désignait Brel. L’un pour lui réclamer l’un de ses premières titres, « Si jamais », l’autre un classique du répertoire des années 60, « A demain sur la lune », (pendant lequel Salvatore esquisse une danse à la Amstrong), un troisième l’inévitable « Vous permettez, Monsieur », dont les gens mal intentionnés n’ont pas toujours saisi l’ironie. Adamo répond avec humour que c’est prévu, qu’il y a « une liste » et que, pour la moins connue des trois, il l’interprètera à la guitare, a capella – avant d’entonner Le « barbu sans barbe ». On entend des clameurs en italien, assorties de banderoles. Une japonaise offre à l’artiste son bouquet de fleurs rituel. Et les tubes défilent… Dès le départ, « C’est ma vie », qui résume ce contact chaleureux que Salvatore Adamo entretient avec son public, lequel le lui rend bien. Le cœur « En bandoulière », ancien n° 1, quelque peu oublié, réhabilitée par le CD de duo du Bal des gens bien. « Comme toujours », qui rend hommage aux années d’or de Salut les copains. « Tombe la neige », évidemment, dont il chante quelques mesures en japonais. « La nuit », sans doute son chef d’œuvre d’alors, à propos duquel le célèbre sicilien nous avouera, après le concert, qu’elle devait être interprétée par Alain Bashung, (et a été enregistré depuis, par sa compagne). « Une mèche de cheveux »… La liste serait trop longue. Mais aussi des titres du dernier CD (« L’amour n’a jamais tort », qui le caractérise si bien), ou des précédents (« je te tiens, je te lâche plus », titre qui concluait le film de Chantal Lauby : Tes mains sur mes hanches (encore un tube ! sans doute le plus connu de cet italo-belge aux 100 millions de disques vendus). Adamo, après quelques secondes d’émotion en début de concert devant la ferveur du public, se sent vite très à l’aise : il danse, plaisante¨ (notamment sur les insup-« portables », dit-il en présentant « Les belles personnes »), improvise des enchaînements parlés entre les morceaux, s’amuse avec ses huit musiciens complices, remercie bien sûr, comme il sait si bien le faire. Et c’est « L’écrin », de 1971, un petit bijou poétique, quelque peu méconnu. Le public ne s’y trompe pas, qui applaudit deux bonnes minutes sans discontinuité et clame son enthousiasme. Salvatore, après le concert, nous avouera avoir eu du mal à enchaîner. Il nous confie que c’est probablement la mélodie, qui a ému les spectateurs, leur rappelant certains airs des années 50, du Ferré, du Lemarque. Excusez du peu. Pour ce qui me concerne, j’opterais plutôt pour la qualité poétique du texte, qui a « sidéré » (je cite de mémoire une voisine de spectacle), le public venu essentiellement par nostalgie des grands tubes. Interrogé sur la dose importante de chansons des années 60-70 dans ce concert albigeois, l’interprète du « Petit bonheur » a rappelé que c’est ce même public, par ses demandes, qui l’a amené à puiser en priorité dans ce lointain répertoire (« Le néon », « J’aime », « Ma tête », « Accroche une larme aux nuages », avec quelques mots en allemand, en italien). Ce qui lui fait regretter de n’avoir pas interprété deux ou trois nouvelles chansons de plus. Enfin sur les morceaux plus récents « Mon voisin sur la lune », satire de ceux qui renient leurs idéaux de jeunesse, « O monde », où il énumère tout ce qui ne va pas et incite le poète à s’éloigner du bruit et de la fureur, lui qui chante également : « Je viens de plus loin » et « C’est toi que je préfère », très rock n’roll, pour le plus grand plaisir du public. On ne peut tout citer mais à l’applaudimètre, à part « L’écrin », c’est « Inch Allah » qui l’aurait emporté, le chanteur se désolant d’avoir encore à l’interpréter cinquante ans après. « Chantez », du dernier album également, où il exprime sa position de citoyen du monde par rapport à la violence et à l’intolérance actuelles. Car on ne le dit pas assez : outre les chansons fantaisistes qui ont fait son succès (Le génial « Les filles du bord de mer, qui voit le public, lors du final, envahir littéralement les avant-scènes, en douceur et profondeur), et bien sûr les chansons dites « fleur bleue » (« J’avais oublié que les roses sont roses »), Adamo s’est toujours impliqué dans des causes nobles : la paix, la liberté, la tolérance, la fraternité, la différence, l’enfance, l’amour tout bêtement, et l’amitié (l’émouvant : « Je vous parle d’un ami »)… Adamo a enfin interprété, accompagné d’un orchestre en grande forme (avec cuivres violons, orgue, guitares et une excellente batterie), une bonne trentaine de chansons, se donnant manifestement à fond avec un plaisir non dissimulé. C’est qu’il fait partie de notre patrimoine et peut être considéré à présent comme l’un de nos derniers grands, ce dont son public a bien conscience. Au bout de deux bonnes heures de concert, épuisé mais euphorique et ravi, le chanteur a pourtant pris le temps de nous recevoir, afin de nous confier le secret de sa forme : l’enthousiasme collectif du public, très perceptible côté spectateurs mais aussi côté scène. Même si sa gentillesse légendaire fait que l’on a envie de l’appeler Salvatore, je conclurais en disant : Revenez-nous vite, Monsieur Adamo. Pour nous interpréter les nouvelles chansons que vous avez prévu d’enregistrer, après les vacances, à la rentrée. Et peut-être d’autres pépites de votre répertoire qui restent à découvrir (« Les collines de Rabiah, Si tu étais, Mourir dans tes bras… ». BTN (un fan, on l’aura deviné : « Je vous parle d’un ami »).

NOUVEAU : CONCERT + RENCONTRE AVEC SALVATORE ADAMO le 5 juillet 2017

3) L’ange déchu : Jean-Louis Murat. je viens de le découvrir. mais comment ai-je pu passer à côté durant toutes ces années ? A chaque fois c’est la même surprise, le même charme qui opère. Commentaire suivra. Parmi les titres qui me viennent spontanément à l’esprit : Comme un incendie, Mirabelle Mirabeau, Je n’ai plus que toi animal, Le lien défait, Sentiment nouveau, Reversibilité (d’après Baudelaire), L’amour qui passe, Baby carni Bird, Si je devais manquer de toi, La légende dorée, Marlène, Mousse noire, Fort Alamo, Paradis perdus, Le garçon qui maudit les filles, Tout est dit, Les jours du jaguar, Le voleur de rhubarbe, La momie mentalement, Nu dans la crevasse, Caillou, La fille du fossoyeur etc. Comme on le voit chacun de ses disques contient des joyaux…

Et depuis : Qu’est ce que ça veut dire et Vendre les prés (Grand lièvre), l’admirable J’ai fréquenté la beauté et Le jours se lève sur Chamablanc  dans Babel (mais il faudrait tout citer), Il neige et Amour n’est pas querelle dans Toboggan, Comme un incendie dans Le cours ordinaire des choses,   French Lynx  dans Morituri, Rendre l’âme dans Il Francese…

Je l’ai vu sur scène et l’ai trouvé excellent… Voir mon article dans L’art-vues à ce sujet.

4) Malédiction d’Alain Bashung. Certainement la chanson que je fredonne le plus fréquemment. Lui aussi est capable de jeux de mots stupéfiants et de clins d’oeil culturels désopilants. Il a pris pour moi le relais d’Higelin au tout début des années 80 en trop brève concurrence avec Jean-Patrick Capdevielle.Le problème c’est qu’il est très inégal et que l’on a du mal à entrer dans chacun de ses univers. Mais quand il parvient à la réussite, il est littéralement génial : au delà de Gaby ou de Vertige de l’amour, comment ne pas craquer devant Rio Grande, L’arrivée du tour (deux des meilleurs morceaux de toute l’histoire de la chanson française intelligente) , C’est comment qu’on freine, Osez Joséphine, Ma petite entreprise, La nuit je mens (chef d’oeuvre absolu !) voire Bombez ou Martine boude, Touche pas à mon pote, SOS amor (tu m’as conquis je t’adore !)… Chez lui aussi il reste plein de choses à découvrir car il avait fait pas mal de disques, avant son succès foudroyant et mérité, fin des années 60… Je me souviens de Je vous crois et T’as qu’à dire yeah ! Son dernier disque avec Je t’ai manqué, Comme un écho sans mémoire et surtout Résident de la république m’émeut d’autant plus que mon ami Claude Colin est mort pratiquement en même temps que lui, emporté par la même maladie. Depuis j’ai acquis tous ses disques à la recherche de perles qui m’auraient échappées.

5) Montparis, de Claude Nougaro : je la préfère à Toulouse, parce que, pour un provincial, Paris c’est la « Jérusalem de l’intelligence », « le beffroi du capital » et la mère nourricière des poètes, ceux « qui baisent avec les nues ». Une leçon d’élocution, d’associations d’idées et d’acrobaties verbales. Sur le même disque d’autres chansons fabuleuses : Locomotive d’or ( avec un rythme africain irrésistible), Dansez sur moi (un texte éblouissant sur sa relation au public, qu’interprète si bien mon ami Franck Bourrier), Rue St Denis, le meilleur Nougaro assurément. Autres chansons du célèbre toulousain : Paris-mai (le seul texte vraiment réussi sur Mai 68); Ami chemin, Soeur âme (Question jeu de mots il est meilleur que Lapointe), Brésilien, Mater, Cadencé, L’amour sorcier, Autour de minuit (un classique du jazz), Un été, Western (particulièremet cocasse), Maîtresse (c’est un chien qui parle), Sensuel, Les mains d’une femme dans la farine, Rimes, La neige, Les petits bruns et les grands blonds, Martia Martienne qu’interprète si bien mon ami Franck Bourrier, lors de ses fabuleux spectacles avec Philippe Kermarc à la contrebasseJ’aurais pu le rencontrer parce qu’une vieille amie de la famille, qui me gardait lorsque j’étais tout jeune, était la soeur de la compagne du poète Jacques Audiberti (Chanson pour le maçon) et que Nougaro, quand il passait à Montpellier, ne manquait jamais de lui envoyer un petit mot de sympathie et une invitation à venir le voir. Je trouve également très beau son long poème intitulé Plume d’ange et qui passe très bien avec les élèves. Je suis moins intéressé par les disques qui ont suivi Nougayork même si je reconnais qu’ils contiennent quelques perles comme J’ai perdu le Mont-Blanc dans la neige, Vive l’alexandrin, L’enfant-phare ou Vie-violence… De même je n’étais pas trop sensible à Cécile ma fille ou Une petite fille, à ses débuts, sur-matraquées sur les ondes. C’est plus tard que j’ai réalisé l’intérêt d’A bout de souffle, Le rouge et le noir, La marche arrière… Je ne cite pas – ô la belle prétérition – certains tubes comme Tu verras, les Dom Juan, Le coq et la pendule, Pauvre Nougaro ou Bidonville mais le cœur y est. Curieusement il a été peu repris sauf Le jazz et la java par Marcel Amont ou Je suis saoul et Il y avait une ville par Philippe Clay. Mais ça vient…

6) Les paradis perdus de Christophe. Je n’aurais jamais cru placer l’interprète d‘Aline parmi mes chanteurs de prédilection. Mais quand je l’écoute je suis sous le charme : Pas seulement pour ses mots bleus ou Succès fou, mais pour des tas de petits bijoux sonores que j’ai entendus par la suite et qui sonnent juste. Les meilleurs : Daisy, La dolce vita, l’Italie. Plus j’en écoute, plus je me rends compte que l’on ne l’a pas assez pris en considération depuis Les marionnettes ou Excusez-moi M. le professeur (que je chantais par provocation à des profs dans les années 60). Déjà pourtant j’avais flashé sur ses titres moins connus d’alors : La camargue (ça y est j’y suis), j’ai remarché, Tu es folle, Je chante pour un ami, J’ai entendu la mer, Je ne t’aime plus, Tu n’es plus comme avant, A ceux qu’on aime… Après 70, Merci John d’être venu, J’l’ai pas touchée, Minuit Boulevard, Main dans la main, Belle, The road from Salina, Samouraï, Paumé, Une autre vie, souvent réalisés avec la complicité de Boris Bergman ou Jean-Michel Jarre. Je me suis un peu lassé de Senorita (dont je préfère la face B Le temps de vivre) mais lors de son dernier Olympia, il a concocté de jolies surprises et de nouveaux indispensables : Elle dit Elle dit, Comme un interdit, L’enfer commence avec L. Enfin n’oublions pas ses reprises d’airs démodés dans ses « clichés d’amour » : Mon amie jalousie en particulier. Et puis j’aime sa voix. Il y a un son Christophe. Son dernier disque est une perle : wawawa, Mal comme…… J’adore son duo avec Adamo.

Lui aussi je l’ai apprécié en concert…

7) Blanche-neige : Brigitte Fontaine. : Le nougat, Brigitte, Inadaptée. Elle me sidère ! Que dire de plus ! Et ça ne date pas d’hier ! Ce qu’elle fait ne laisse jamais indifférent. Bizarrement c’est Général Alcazar (qui tournait  avec Pascal Comelade avant de nous quitter prématurément) qui m’avait vendu jadis l’un de ses disques (il ne s’en souvient plus forcément mais moi oui !) , Au tableau de ses réussites : La femme à barbe, y’a des zazous, c’est normal, cet enfant que je t’avais fait, les filles d’aujoud’hui, dommage que tu sois mort, il pleut, M. le chef de gare de la tour de Carol, Eternelle… Certaines avec Higelin, Areski et même M. Elle est originale, exigeante, imprévisible. Bref on aime cette folie-là.

8) Maudite clochette… JULIETTE : même remarque que pour Jean-Louis Murat. Commentaire à venir. Je cite au hasard : Les garçons de mon quartier, Assassins sans couteaux, Mutatis mutandis, Mémère dans les orties…

9) Histoire de Mélody Nelson de Serge Gainsbourg. Cet album a beaucoup compté pour moi du temps de mon oisive et sentimentale jeunesse. Je le connaissais par coeur et le récitais à qui voulait m’entendre. Difficile de ne pas classer Gainsbourg dans un Top 50 quand on voit le nombre de choses formidables qu’il a faites pour lui ou pour les autres, de Chez les Yéyé (très bonne version d’Etienne Daho) à Marie Lou sous la neige, en passant par les jeux de mots décapants de Rock around the bunker (Nazi Rock, Tata Teutone, SS in Uruguay, J’entends des voix off) et Vu de l’extérieur (Des vents des pets des poums; Par hasard et pas rasé, Sensuelle et sans suite, l’hippopodame). Certes, je n’aime pas tout, notamment sa dernière période, mais n’eût-il écrit que la fille au rasoir, Elisa (très bonne version d’Arno récemment), l’anamour (qu’il interprète mieux que F.Hardy), les sucettes (mieux que F. Gall), Sous le soleil exactement (aussi bien qu’Anna Karina), En relisant ta lettre (très belle interprétation de Jean-Claude Pascal), Elaeudanla Téitéia, Les goémonds (celle-là j’aime bien l’interpréter), L’accordéon (beau duo télé avec Philippe Clay, Gréco la chante aussi très bien), Un violon un jambon, vilaine fille mauvais garçon (Pour Pétula, en attendant La gadoue), Le poinçonneur des lilas (version excellente d’Hugues Aufray et des Frères Jacques entre autres) qu’il ferait partie, pas seulement pour moi, des dix meilleurs. Autres titres phares : Viva Villa, Couleur Café, La chanson de Prévert (qu’interprète aussi Michèle Arnaud). Je préfère La javanaise interprétée par Juliette Gréco qui a sorti aussi de très bonnes versions des « amours perdues » et de L’amour à la papa, ou d’Accordéon. Jane Birkin m’a beaucoup fait rêver quand elle chantait Jane B. ou quand elle pleure dans Je suis venu te dire que je m’en vais. Je commence à m’éloigner de lui avec « Aux armes et Caetera » et je pense qu’il fait sous lui dans ses derniers disques que je considère comme ce qu’il a fait de plus mauvais (Love on the beat, Youre under arrest, mais cela commençait à être inquiétant avec Sea sex and sun) . Concédons L’hymne à l’amour pour Dutronc, Ohio pour Adjani, C’est comment qu’on freine pour Bashung, Desperado pour Dario, sans doute aussi quelques titres d’Alain Chamfort. A la rigueur Elastique pour Charlotte.

10) Tes gestes, une très jolie et très perverse chanson de Georges Moustaki, associée pour moi à ce qu’Adamo appelait « une amourette insignifiante » et notre Johnny national, à « un amuur d’été ». Moustaki est l’auteur d’un nombre impressionnant de chansons majeures des années 70, interprétées aussi par Reggiani (Votre fille a 20 ans, Sarah, Ma solitude). Je cite celles qui me reviennent le plus spontanément en mémoire : En Méditerranée (en plein franquisme ou dictature des colonels grecs), Voyage (je défie qui que ce soit d’y résister), Il y avait un jardin (écologique avant la lettre), Sans la nommer (La révolution permanente !), La carte du tendre (la préciosité revue au goût du jour des années 68), Danse, Il est trop tard (aussi beau que du Apollinaire sur le thème du temps), Joseph, La mer m’a donné, Les amis de Georges, Déclaration, Les eaux de mars (remarquable adaptation d’une chanson brésilienne), Je ne sais pas où tu commences, Le droit à la paresse (sur le beau-frère de Marx, Lafargue) et son incroyable interprétation du Gaspard (Hauser) de Verlaine. Moustaki fait partie de ces voix dont on ne se lasse jamais (sauf peut-être quand on vous repasse pour la centième fois Le métèque, Ma liberté ou Sacco et Vanzetti, ce qui est le meilleur moyen de vous dégoûter d’une chanson). Je pense aussi à sa Dame brune interprété avec Barbara tout comme la ligne droite, à ses marchands et à ses premiers textes notamment pour Piaf : Eden blues. Par la suite, il me semble avoir été moins performant mais sa fugue en la mineure est à la fois émouvante et nostalgique. J’ai pris des places pour aller le voir en concert mais la tournée a été annulée ce qui présage du pire… Et le pire est bien sûr arrivé…

11) Il suffirait de presque rien par Serge Reggiani : Tout quadra a fortiori quinqua digne de ce nom ne peut écouter ce titre sans sentir le poids des années qui passent et des regrets qui s’égrènent. Au début je détestais son petit garçon, comme toujours matraqué par les radios, alors que j’écoutais plutôt les groupes anglais ou les idoles des jeunes de l’époque. Mais avec la complicité de Moustaki entre autres ( La vieillesse, Madame nostalgie, Ce soir mon amour, plus les titres cités précédemment), que de réussites à son actif ! à commencer par son interprétation de Boris Vian (La java des bombes atomiques; Arthur où t’as mis le corps, je bois) ou Tisserand et son (L’)homme-fossile, de Villon (ballade des pendus)… Hôtel des voyageurs aussi s’avère particulièrement touchante puisqu’il s’agit d’un couple en phase de désamour. Comme pour Moustaki on n’a que l’embarras du choix : Et puis, La chanson de Paul, le monsieur qui passe (Dona), La putain (Qui n’y a pas rêvé, tout minot ?), Le premier amour du monde, L’arabe (un appel à l’amitié entre les races), Nos copines (plus nostalgique, tu meurs !), Les loups, l’Italien, l’absence, Le déjeuner de soleil, les promesses (Alice Dona encore), Villejuif (sur la folie), T’as l’air d’une chanson, Le petit dernier de la classe (de son fils Stéphan), Le vieux couple (de copains), mais je pourrais en citer des dizaines d’autres, et plus récemment Quand je serai vieux je serai chanteur ou Noëlle, Petite fille aux yeux si grands. Le petit garçon, en revanche, me laisse un mauvais souvenir de titre trop entendu. Il sait également être drôle et dynamique comme le prouvent son dynamique 1901, Le Barbier de Belleville. ou Le souffleur.

11) Camarade : de Jean Ferrat. J’ai choisi cette chanson parce qu’elle incarne tout un pan de ma personnalité et de mon engagement passé mais en fait Ferrat excelle dans divers registres. Certains titres lui collent à la peau (Potemkine, C’est toujours la première fois, On ne voit pas le temps passer, Nuit et brouillard ou C’est beau la vie (que chante aussi Isabelle Aubret) et l’inévitable « montagne » !) mais les moins connues gagnent à être entendues. J’apprécie énormément ses satires au vitriol des intellectuels parisianistes (pauvre petits c…) ou des professeurs qui vendent leur savoir, corporation indéfinie à laquelle j’ai appartenu : La leçon buissonnière. Je m’amuse beaucoup aussi en écoutant : Hou Hou méfions nous… (… les flics sont partout). Mais j’avoue que je suis surtout sensible à la fluidité mélodique de Ferrat, admirablement servie par son timbre vocal, notamment dans les chansons tendres : Je vous aime, Aimer à perdre la raison, lyriques : Les saisons, ou plus graves La commune. Il est meilleur que Ferré dans ses adaptations des poèmes d’Aragon : J’entends j’entends, Robert le diable, Pablo mon ami, Complainte de Pablo Néruda, Epilogue, Les Poètes, Heureux celui qui meurt d’aimer, Un jour un jour… Et il suffit d’écouter Ma fille, Ma môme ou Deux enfants au soleil pour se retrouver plongé dans un film sympa et sans prétention des années 60, style les Doinel de Truffaut ou Adieu Philippine. Autres chansons que j’apprécie particulièrement dans des registres divers : Sacré Félicien, A Santiago, L’amour est cerise, La jardin d’acclimatation, Cuba Si, Intox, Les casernes, Les touristes partis, Mis à part… Dans son tout dernier disque : Dingue, toujours aussi caustique, prouve qu’il n’a rien perdu de sa motivation.

13) Chanson pour Bob Dylan : de Gilles Vigneault. La première fois que j’ai vu ce québécois mi-chauve mi-chevelu à la télé au tout début des années 70, j’ai détesté, mais quand il a interprété cette chanson peu connue de son répertoire, j’ai décidé d’aller y voir de plus près et il n’a plus tardé à faire partie de mes chanteurs de prédilection. Sur le même disque : La petite toune (interprétée aussi par F. Béranger), Jos Montferrand (je vous défie de la chanter tellement il va vite), Les gens de mon pays. Quand je pense qu’il a donné un récital dans mon village juste avant que je ne m’y installasse, ce qui m’a fourni un argument supplémentaire pour m’y installer ! Parmi les autres textes auxquels je suis sensible : Maintenant, Pendant que, Paulu Gazette (une sorte de conte canadien à portée universelle), la danse à St Dilon (quasi inaudible car endiablée mais c’est justement cela qui est drôle), C’est le temps, Mettez votre parka (Ca vaut largement les chansons de marin de la bande à Renaud), la Manikoutaï (je n’y comprends rien, mais on sent bien les allusions aux superstitions des gens solitaires du grand nord) le grand cerf volant… J’associe à cet auteur compositeur hors pair, dont j’aime bien imiter les brusques changements de ton, voire les fausses notes, sa meilleure interprète, aujoud’hui décédée, Pauline Julien (Jack Monoloy) et la version de Berlu par Catherine Sauvage… Ses « tubes » finissent évidemment par lasser : Mon pays, Tout le monde est malheureux et surtout le doux chagrin, mais l’imiter reste toujours un plaisir inappréciable et I went to the market a bénéficié d’un succès mérité.

14) ARTHUR H : Je viens tardivement de le découvrir. Sa vois m’a tout de suite plu. Il me faut digérer les titres avant d’en proposer dans ce listing. J ecite en vrac : L’autre côté de la lune, Cool Jazz, Lagic Rhumba…

15) L’attentat à la pudeur : de Jacques Higelin. Sorte de mini-vaudeville joué et chanté à la perfection par l’intéressé et l’actrice Elisabeth Wiener dont j’étais très amoureux à dix ans quand elle interprétait le rôle de la Torpille, Esther,dans Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac à la télé (et, oui !). Pendant plusieurs années, de Denise, et Où est cette fille ? à Champagne, il aura été mon chanteur favori. Je l’associe à mes études littéraires en fac et à mon entrée dans la vie active, et même en écriture, époque où je l’ai d’ailleurs vu sur scène. J’ai été littéralement fasciné par l’un de ses premiers titres : Cigarette que j’ai pris, la première fois que je l’ai écouté, pour du Gainsbourg. J’ai entendu une fois à la télé son duo avec une rousse flamboyante qui s’est depuis fait connaître à Star ac, Armande Altaï : Informulé. On a rarement fait mieux dans le genre. Autres classiques : La rousse au chocolat, Poil dans la main, Encore une journée de foutue, Pars, Alertez les bébés, Nascimo mais il reste plein de choses à découvrir, notamment de ses débuts avec Brigitte Fontaine et Areski. Ou quand il chantait l’air slave de Boris Vian. En perte de vitesse il sait très bien néanmoins chanter du Trenet. Son fils, Arthur H n’est pas mal du tout non plus.

16) Ma descendance : CharlElie Couture. Je ne cesse de le redécouvrir. Enplus, j’ai eu la chance de l’approcher à diverses reprises notamment parce que j’acris sur lui… J’aime particulièrement : Où est passé le jardinier, Ils s’aiment sûrement, la suprême dimension, Jacques a dit ci…

17) Cauchemar : Robert Charlebois : Fais-toi z’en pas, Ya sa pichou, Conception J’t’aime comme un fou… Je l’ai adoré après l’avoir vu sur scène. On l’entend moins mais peu importe… C’est un très grand, l’un des rares à chanter du rock convaincant sans imiter qui que ce soit. Autres titres : Fu man chu, Witchi taï, Le révolté, Demain l’hiver, Te v’là et évidemment son premier tube en France : Lindbergh (avec Louise Forestier)… Plus récemment : J’suis pas vieux.

18) ex-aequo Je suis né au Chili : de Boby Lapointe. Bon c’est vrai je n’écoute plus que très rarement notre piscénois national. Mais je l’ai beaucoup appris par coeur autrefois et peux aisément chanter à la demande quelques-unes de ces chansons que l’on dit impossibles à mémoriser ou simplement articuler : Méli-mélodie, La peinture à l’huile, l’hélicon, Ta Katie t’a quitté, Bobo Léon, Comprend qui peut, et – redemandée – Le tube de toilette, dans lesquelles il s’adonne à des acrobaties verbales inouïes et des calembours à faire pâlir d’envie Jacques Lacan en personne ! J’ai fait apprendre et étudier Le papa du papa etc. à mes élèves et L’ami Zantrop est irresistible, notamment quand il récite dans son phrasé si particulier, les vers célèbres de Molière. Je suis un inconditionnel d’Andréa c’est toi ou de Ballade à Lydie en do, d’autant que ma belle-soeur s’appelle Lydie. Bon, il ne vaut mieux pas trop suivre à la lettre sa Leçon de guitare sommaire ni jouer comme lui du violon tzigane. Il avait réussi à rentrer dans le hit-parade SLC grâce à son Saucisson de cheval, un peu vicieux pour l’époque et tout le monde a fredonné dans les années 60 Aragon et Castille, surtout à cause des glaces vanille et citron. Autres chansons que j’écoute ou fredonne sans déplaisir : Madame Mado M’a dit (manche de pelle à gâteau), Eh Toto (y’ati ta tata?), Marcelle (j’ai mis du sel aux vermicelles) , Avanie et Framboise (sont les mamelles du destin), T’as pas, T’as pas tout dit (à ta doudou), Monsieur L’agent (et l’agent siffl’), Lumière tango, que je ne désespère pas de mémoriser un jour, peut-être un dimanche, de pelle à gâteau.

20) ANNE SYLVESTRE : La grande redécouverte de ces dernières années même si je connaissais Petit bonhomme et Le lac St Sbastien écrit pour Pauline Julien. J’adore ses textes mais le smusiques ne sont pas mal noon plus et ses sujste sont d’actualité : Gay marions nous, Qu’est-ce que j’oublie, Les impédimenta, Les hormones Simone, Ca ns’e voit pas du tout. Elle a fait un super duo avec Boby Lapointe sur Le prince charmant.

20) En v’la du slow en vlà : Michel Jonasz. Changez tout, Du blues, du blues, Je voulais te dire que je t’attends, J’veux pas qu’tu t’en ailles, Boléro, J’t’aimais tellement fort, Lune, Dites-moi… Il a écrit des choses sublimes, notamment des chansons d’amour. Je ne sais pas pourquoi je ne le place pas plus haut. Peut-être parce que je n’aime pas trop ses « vacances au bord de la mer », ou sa « super nana ». Mais la concurrence est rude. Son dernier disque est un bijou, sans conteste le summum de sa carrière : Celui qui t’aimait c’était moi, Le premier reproche, Cha Cha, Le dîner s’achève, les femmes de parfumeur, La pierre ponce, y’a toujours quelqu’un qui pleure…

21) L’amitié : Françoise Hardy. : La maison où j’ai grandi, Et même, Pourtant tu m’aimes. La retrouver troisième chanteuse de ce classement prouve que vraiment les chanteuses et moi…. Elle aura été toujours un ton au-dessus de ses rivales : Je changerai d’avis, Peut-être que je t’aime, Ton meilleur ami, La fille avec toi, Catch a falling star… Je suis moins sensible, sans doute à tort, à ses tentatives pour changer de style.

22) Bozzo : Felix Leclerc (La fête, L’alouette en colère, Y’a des amours). Je suis un inconditionnel du grand Félix ! A fortiori depuis le téléfilm sur sa vie avec Daniel Lavoie dans le rôle de l’habitant de l’île d’Orléans. De plus je craque pour l’accent canadien et pour ce pays que je rêve de visiter en général. Les textes de Félix Leclerc sont à la fois d’une extrême simplicité et d’une rare capacité suggestive. « Variations sur le verbe donner » par exemple joue sur une chute saisissante. J’aurais beaucoup à dire sur ce chanteur mais il me faut le réécouter de toute urgence. On n’entend que Le petit bonheur ou Moi mes souliers qu’évidemment je finis par prendre en grippe…

23) L’homme de la mancha : Jacques Brel : Vesoul (j’y suis allé seulement à cause de lui, comme à Vierzon d’ailleurs), Les paumés du petit matin, Les bourgeois. Le moribond. Impossible de faire un classement sans y voir figurer le grand Jacques, qui serait sans doute mieux classé chez moi si on ne l’avait pas sur-entendu et si l’on n’en faisait pas un mythe. Depuis que tout le monde la massacre je ne supporte plus Ne me quitte pas ou Quand on n’a que l’amour. Mais il y a Amsterdam, Ces gens-là, Jacky, L’âge idiot, A jeun…

24) Supplique pour être enterré à la plage de Sète : Georges Brassens : Misogynie à part, Rien à jeter, La ronde des jurons. Même remarque que pour Brel. Quand on a écouté plus de mille fois La chasse aux papillons, ou Brave margot, L’auvergnat voire Les copains d’abord, on n’est plus copain du tout avec la chanson… Mais à côté de ça que de chefs d’oeuvre : Le vieux chêne, La fessée, L’ancêtre, Le temps ne fait rien à faire, Le petit cheval… Adamo a très bien interprété lors d’un concert ; Un petit coin de parapluie et, à la télé, Je me suis fait tout petit. Renaud et Le Forestier l’interprètent bien.

25) Où irez-vous danser ?: Jean-Roger Caussimon : Mes amis, Père Comme à Ostende, Musique légère, Ubu, Orly-bar. C’est l’un des paroliers de Ferré mais il est tout à fait capable de se débrouiller tout seul. Je viens de réécouter son intégrale; Il était vaiment excellent et pas seulement dans les chansons écrites pour Ferré dont Ne chantez pas la mort, Comme à Ostende, Le temps du tango.

26) Tes tendres années : Johnny Hallyday : Reviens donc chez nous, Pas cette chanson, Entre mes mains. Je pourrais en citer des dizaines notamment des moins connues (Une fille comme toi, Petite fille, Quand je l’ai vue devant moi, adaptée des Beatles). Pour la nostalgie. D’autant que je l’ai vu sur scène à l’époque de Je suis seul (« Y’a-t-il quelqu’un ici qui veuille m’aimer ? ») ou plus tard Voyage au pays des vivants dont les deux premiers vers sont empruntés à Lautréamont (Comme quoi on s’instruit en écoutant Johnny). Lors de ce concert je m souviens qu’il nous avait conseillé de lire Proust en fumant du Haschisch. Eh bien j’ai lu Proust ! Aujourd’hui, avec le recul, je suis plus réservé. Mais il ne faut pas renier ce que l’on fut et que forcément l’on demeure quelque peu quelque part en soi… Au demeurant je connais pas mal de ses chansons par coeur (de Poupée brisée à Les coups en passant par Génération perdue) notamment de ses « rocks les plus terribles » : O Carole, Johnny reviens, Franckie et Johnny, Au rythme et au blues… A propos de blues, il a sorti un disque extraordinaire en 69 avec Je suis né dans la rue, Voyage au pays des vivants, Rivière ouvre ton lit, puis Je te veux. Après je décroche quelque peu malgré Gabrielle, Ma jolie Sarah et surtout Mon p’tit loup. En tout cas il est là et il a accompagné chacun de nous un bon bout de temps...

27) Alain-Aline : Pierre Vassiliu : La vie ça va, Une fille et trois garçons, Mon cousin-Ma cousine. Là aussi pour finir une soirée de manière paillarde en jouant sur des jeux de mots inouïs… En témoigne aussi : Charlotte, Alice, Le petit maçon de Macon… A côté de cela, des titres comme Bonjour madame, Dans ma maison d’amour, Marie en Provence, Il était tard ce samedi soir, Laisse-moi parler, Mes six copains, Mon amour mon amour…. montrent la variété de ses registres. J’ai bien aimé aussi sa reprise des Grillons.

28) Morgane de toi : Renaud : Mon nain de jardin, La pépète, Dès que le vent soufflera, Mistral gagnant. J’aime beaucoup entre autres Putain de camion, Dr Renaud Mr Renard, Ma chanson leur a pas plu, Baby sitting blue, La mère à Titi et bien sûr Laisse béton. Il s’est vraiment imposé comme un grand… Rien chez lui ne laisse indifférent. C’est le nouveau Brassens dont il interprète merveilleusement Je suis un voyou. Je me sens tenu de lui associer Romane Sarda, qui est la fille d’une amie (d’amis en fait) dont le premier disque m’a bien plu.

29) L’Ascenseur de 22h43 : Hubert-Felix Thiefaine : Scorbut, Lorelei, Les dingues et les paumés. J’aime. Je n’y comprends pas grand chose, je veux dire ce n’est pas mon univers de référence mais ça sonne bien et ça me parle. : la fille du coupeur de joints, Abdalah Géronimo Cohen, La maison Borniol, La cancaillotte, Sweet ammanite phalloïd queen… Titres difficiles à mémoriser..

30) Les rapaces : Barbara : Vienne, A mon enterrement, Dis quand reviendras-tu. Il faut aussi des chanteuses, tout de même. Et qui d’autre dans le genre ? Surtout pour le début de sa carrière. Après l’homme en habit rouge, ça se gâte un peu malgré Regarde... Mais il y aura eu : Chapeau bas. Je commence à me lasser de L’aigle noir que j’ai trop entendu.

31) Je vends des robes : Nino Ferrer : Mao et Moa, Les rois d’Angleterre, Madame Robert. Dommage qu’après Le sud, il n’ait pas fait aussi bien que vers la fin des nénes 60… J’ai fait étudier les Cornichons à mes élèves. J’aimais beaucoup ses énumérations à n’en plus finir qui témoignaient d’une angoisse face au monde des objets pas si fantaiste que ça. Autres titres : La bande à Ferrer, les jeunes filles de bonne famille, Alexandre (que je chante au fils d’un ami), Mon copain Bismark, Agatha. Bien évidemment je déteste Mirza et le Téléfon. Voir dans quelles conditions registre pédagogie de ce site.

32) Le silence : Lény Escudéro : La belle fille qui fait du stop, Vivre pour des idées, Le voyage, Si j’en ai vu, D’amour et d’eau fraîche. Un grand méconnu, que les yéyés ont laissé en rade. A tort évidemment. Mais sa meilleure période est au début des années 70 où il se rapproche de Ferré (La planète des fous, Le cancre, La grande farce…). mais dans les années 60 il avait déjà écrit : Ballade à Sylvie, Parce que tu lui ressembles, Tu te reconnaîtras, la malvenue, Viens je t’emmène faire un tour…

33) Comment elles dorment : Jacques Dutronc : La métaphore, Fais pas ci fais pas ça, Les gens sont fous. Qu’est-ce qu’il aura pu faire comme trucs bien dans sa vie d’artiste avec son air de ne pas y toucher : Courrier du coeur, L’idole, J’aime les filles, La fille du père Noêl (qui ne l’a pas chantée ?), Le temps de l’amour… Les deux derniers disques contiennet de sperles : A part ça, tous les goûts sont dans ma nature… Et Merde in France. L’ai beaucoup apprécié en concert à Lyon en 2010.

34) Lettre à France : Michel Polnareff : Ame câline, Love me please love me, Mes regrets, Le bal des Laze, goodbye Marie-Lou. J’adore sa voix. Mais les textes ne dépareillent pas… Je n’ai pas trop aimé les tubes des années 69-72 du style Tous les bateaux, Dans la maison vide, On ira tous au paradis… Mais il a tellement fait du bon par ailleurs depuis L’amour avec toi ou Ne me marchez pas sur les pieds… En 2008 je l’ai vu sur scène pour faire plaisir à ma chère et tendre. Bon j’ai pas raffolé.

35)Les larmes au poing : Georges Chelon : Peut être que peut-être, Evelyne, Prête moi tes yeux. Encore un grand que l’on entend trop peu. Il a pourtant cartonné après son Père prodigue… J’ai tout ses 45 tours et je viens de me procurer une compilation + un CD plus récent. Il n’a rien perdu de son talent de parolier et de mélodiste depuis Prélude…

36) Bernard’s song (évidemment) : Véronique Sanson. Y’a pas de doute faut que j’y aille, Allah, De l’eau de là, How many lies, Le temps est assassin, C’est long c’est court, Ma révérence. Ne le répétez pas mais j’étais très amoureux d’elle il y a quelques années à l’époque de Comme je l’imagine et je l’ai vue trois fois d’affilée sur scène. Le problème c’est que je n’étais pas le seul. En mûrissant j’ai pris du recul. Elle aussi manifestement.

37) Irresponsable : Maxime Le Forestier : Parachutiste, Entre quatorze et quarante ans, le steack, Les jours meilleurs, Chienne d’idée, Ce monde heureux… Lui aussi, à force d’écouter San Francisco ou Mon frère, je ne peux plus les supporter. Il a fait un come-back intéressant après son « after-shave« ; Sa version de la maîtresse d’école de Brassens est fabuleuse.

38) Les garçons pleurent : Richard Anthony. Et je m’en vais. Séverine. A présent tu peux t’en aller, Au revoir mon amour. J’adorais dans les années 60 et j’ai tous ses disques d’alors. On ne compte plus ses réussites (Tchin Tchin, C’est ma fête, Ce monde) y compris dans le registre humoristique (A toi de choisir) et ses reprises des Beatles sont formidables (La corde au cou) mais celle des autres anglo-saxons ne sont pas mal non plus (Sunny). Après il a eu du mal à se maintenir (Il pleut des larmes), a essayé le registre carrément comiques (Le sirop typhon), ou sacrément commercial (Amoureux de ma femme) et ça j’ai moins apprécié. Il a été l’idole d’un de mes copains devenu depuis manager commercial. Patrick Tardivon.

39) A regarder la mer : Alain Barrière. Nobody but you, Elle était si jolie, Marie Joconde. C’est un peu mon péché mignon, indéfendable mais c’est comme ça ! Au demeurant c’est un type très intelligent, très engagé aussi pour l’écologie, normal pour un breton ! Il paraît que je l’imite bien.

40) Trace de toi : Alain Chamfort : La fièvre dans le sang, J’avais un rendez-vous, Trace de toi, L’ennemi dans la glace. Le charme à l’état pur, même si ça n’a rien à voir avec Moustaki par exemple. Je parle bien sûr de sa seconde période post-Manuréva, parce qu’avant c’est du niveau C. Jérome et consorts.

41) Bleu comme toi : Etienne Daho. Epaule tatoo, Duel au soleil, Comme un boomerang. Il est sympa. C’est F.Hardy au masculin. J’aime aussi Week-end à Rome, Les heures hindoues...

42) Les fleurs des gares : Julien Clerc. Sept heures du matin, Des jours entiers à t’aimer, Dans la citadelle, le coeur volcan. Il confine parfois au sublime mais je n’aime pas du tout son virage de l’après Rodda-Gil fin des années 70. Je l’ai vu plusieurs fois sur scène mais il m’a moins impressionné que V.Sanson ou Vassiliu en première partie. En revanche il a l’air très sympa. C’est le type même de mec avec qui on aimerait être ami.

43) O chiquita : Jean-Patrick Capdevielle : Senorira, Barcelone, De l’autre côté de la ville, Halloween. Quel dommage qu’il ait arrêté. Il aurait pu concurrencer les Bashung, Lavilliers, Higelin.

44) Où va-telle ?: Ronnie Bird. Fais attention. Je ne mens pas, les filles en sucre d’orge. Le rock à la française pour moi c’est lui, du bon, du très bon, je ne suis pas sûr qu’on ait fait mieux à l’époque. Très bonne reprise aussi des Stones (Tu perds ton temps, Elle m’attend) ou des Who (T’en fais pas pour Ronnie) et des titres qui sonnent tellement anglais qu’ils sont de fait des originaux : Le pivert, N »écoute pas ton coeur…

45) Donne tes 16 ans : Charles Aznavour : Sur ma vie, Je t’attends, Avec, Il faut savoir. J’aime bien mais je le trouve surestimé. Je me suis rarement autant ennuyé dans ma vie qu’à l’un de ses concerts… Trop monotone. Lui qui prétend avoir fait « du comique et de la fantaisie ». Ceci dit c’est un incontournable… Il paraît que je l’imite bien dans Hier encore...

46) Le petit oiseau de toutes les couleurs : Gilbert Bécaud : Et maintenant, Sur la plus haute colline, La vente aux enchères. Certaines chansons me tapent sur le système (L’important c’est la rose, Nathalie…) mais en gros il y a très peu de déchet chez lui. Je préfère sa période fin des années 50 : La groce noce, Marie, la balade des baladins… Je trouve qu’on l’a un peu injustement oublié et trop vite enterré. parmi ces dernières réussites : Avec vingt ans de moins. Adamo lui a consacré un CD avec notamment Un peu d’amour et d’amitié…

47) Un homme plein d’argent : Dick Rivers. C’est là qu’on est le mieux, Rien que toi, Va-t-en. J’aime bien, ça ne s’explique pas, pas tout bien sûr, le côté Elvisomaniaque m’agace, mais il a bien su évoluer (Les yeux d’une femme, Cinderella, Nice baie des anges). Je l’ai redécouvert dans Maman n’aime pas ma musique.

48) Cauchemar psychomoteur : Hugues Aufray. L’homme orchestre, Je reviens. Le château du hibou, Chloé. Je râle à chaque fois qu’on lui fait chanter Stewball, Santiano ou Le petit âne gris et surtout Céline alors qu’il a tellement fait mieux. J’aime surtout ses adaptations de Dylan.

49) Jusqu’à la ceinture : Graeme Allright. Encore un titre que je chante souvent. Bon ça fait un peu baba cool mais sa lutte contre les essais nucléaires dans le Pacifique m’a toujours semblé juste (Ca je ne l’avais vu, Emmène-moi, L’étranger). Je viens de le voir en concert. A plus de 80 ans il a été phénoménal. J’allais oublier Qui a tué Davy Moore ?

50) La vérité : Guy Béart. J’allais l’oublier, ce qui est bien injuste ne serait-ce que pour Couleurs, Franz, Le trou dans le seau, Le grand chambardement, Qu’on est bien, Il n’y a plus d’après… Et puis il est si facile à imiter. Ma petite-fille adore que je lui chnate L’eau vive.

50 exaequo) Andy : Les Rita Mitsouko. Les histoires d’A, C’est comme ça. Nuit d’ivresse. Des groupes, ça va ça vient. Eux restent ! Et puis Catherine Ringer est capable d’acrobaties lyriques inouïes sans pour cela passer pour gueularde, contrairement à ses consoeurs qui dilapident leur talent en forçant sur leur seul don : les cordes vocales. Le petit train.

50) ex aequo Le tango de l’ennui : François Béranger : Nous sommes un cas, Tranche de vie, Le monument aux oiseaux. Je l’ai beaucoup chanté aussi. Bon ça a un peu vieilli… Il interprétait très bien La tite toune de Gilles Vigneault .

50 exaequo : Pauline Julien : Je m’en veux vraiment de l’avoir mise si bas…

54) Y’a d’la joie : Charles Trénet. Nationale 7, Le débit de l’eau, Le jardin extrordinaire. On ne peut pas ne pas le citer. Je devrais d’ailleurs le mettre plus haut ne serait-ce que pour : J’ai des relations mondaines ou dans les pharmacies…

55) Alice : Eddy Mitchell : Chacun pour soi, Mes promesses, Détective privé, Société anonyme. Je n’en ai jamais été un grand fan même si je reconnais qu’il compte dans le paysage de la chanson française. Mais seules les années 60 chez lui me plaisent encore beaucoup : sa version de « Roll over Beethoven » est meilleure que celle de Johnny.

56)  Irrésistiblement : Sylvie Vartan : Mon testament, Quand tu es là, Baby capone, L’oiseau (Souvenirs souvenirs..Toute une époque. J’en raffolais dans les anées 63-68. Dans les années 70, je déteste tout ce qu’elle fait mais sa plastique est irréprochable…).

56) Désert : d’Emilie Simon : Secret. Flowers. Lise. La marche de l’empereur. Chanson de toile. Une petite nouvelle dont on reparlera. la fille d’une amie d’un ami. Du coup j’en ai mis davantage que pour les autres. De plus la musique du film « La marche de l’empereur » prouve que c’est déjà une grande… (cliquer sur lien pour photo). En revanche son dernier CD m’intéresse moins.

57) L’amour c’est comme un jour : Jean-Claude Pascal (J’ai compris trop tard, Ma jeunesse fout le camp, Nous les amoureux). Un interprète impeccable. Une voix troublante. Des textes toujours bien choisis. Chante Gainsbourg ou Aznavour mieux que les intéressés.

58) Pourvu qu’elles soient douces : Mylène Farmer. Désenchantée... Ainsi soit je… Comme je n’aime pas les gueulardes, avec elle je suis servi. Franchement elles est douée ! Autrement que sur le plan vocal je veux dire.

59) Pétula Clark : Un jeune homme bien, Ceux qui ont un cœur, Entre nous il est fou : Je l’ai beaucoup aimée dans sa période Chariot-La gadoue-Downtown… Bon passé la période yéyés où elle rivalise sans problème avec ses consoeurs, elle a commis quelques péchés comme seuls les anglo-saxons savent nous les concocter : les sirupeux éloges d’Isa Perron ou son Jésus Christ superstar. On a fait rarement pire alors qu’elle était pétrie de talent.. et si jolie-mignonne.

60) Bernard Lavilliers : Plus dure sera la chute, N’appartiens jamais, Les barbares. Je l’ai vu à ses débuts plusieurs fois sur scène. A l’époque j’adorais. Mais j’aime moins ses musiques afro-cubaines et son air d’avoir toujours raison. Il a trop grande gueule mais n’est pas Ferré qui veut !

61) Giani Esposito (Le noble rossignol à l’époque Ming). Une carrière tragiquement interrompue. Un grand méconnu. Totalement atypique avec un côté extrême-orientalisant complètement décalé fin des années 60. Et un très bon acteur.

62) Herbert Pagani : Concerto pour Venise, Megalopolis : Il n’a pas tenu ses promesses. Pourtant il avait des idées. Mais Chez nous ou L’étoile d’or ont dû mal à passer…

63) Marcel Amont (mon idole de prime enfance, avant les yéyés): Le mexicain, Les filles de Copenhague, Tout doucement. Ceci dit il y plein de titres de lui que je n’aime pas dans les années 70 même s’il interprète très bien Brassens (Le chapeau de Mireille) . Nous avons beaucoup chanté, à la maison, avec les filles, le Tam-Tam des gorilles...

64) Angélo Branduardi (La demoiselle, va où le vent te mène...) : Lui non plus n’a pas confirmé. Il était pourtant bien entraînant et relativement atypique, dans on genre troubadour médiéval.

65) Pierre Perret (Non, j’irai pas chez ma tante; Elle cherche des puces à son chat, Les baisers) : Ses textes sont aussi bien écrits que ceux des grands noms de la chanson française. Mais il pâtit du sort de tous les comiques. Et quand il se met à vouloir passer pour sérieux, c’est La Bérézina...

66) Antoine : Madame Laure Messanger…, Métamorphoses exceptionnelles, Qu’est-ce que je fous ici, Un éléphant me regarde... Capable du meilleur comme du pire (Titine, Votez pour moi...). A tout de même drôlement secoué le cocotier lorsqu’il est apparu avec son Autoroute européenne n°4 . Les élucubrations m’ont vite gonflé. Mais ses Contre-élucubrations avec les Problèmes ne sont pas mal du tout. Johnny disait qu’il n’avait pas le talent de Dylan, lui qui cherchait désespérément à imiter Elvis… entre autres…

67) Mouloudji (Complainte de la butte, Un jour tu verras, La complainte des infidèles); Un grand monsieur. Triste, triste le jour où je l’ai vu, devant une poignée de personnes interpréter Tout fout le camp à une fête de la rose… Et il leur souriait…

68) Pierre Louki (L’escar-Paulette, les copains) : Un humour fin, très fin. J’ai écrit l’un de mes meilleurs textes, un hommage à Michel Leiris, grâce à lui dans le Chat Messager numéro spécial quoi déjà ?

é.

69) Noël Deschamps (Ah si j’avais pensé, Ils étaient trois, Te voilà) un très bon yéyé injustement oublié. Quelques 45 tours prodigieux.

70) France Gall (La déclaration, Teenie Weenie Boppie, Les sucettes) : Elle était si jolie… Comment ne pas craquer devant un tel Bébé requin. La période Berger finit par lasser à l’exception peut-être du tout dernier album (Laissez passer les rêves).

71) Les frères Jacques (La confiture, chanson sans calcium, La queue du chat) : Géniaux sur scène ! Leurs rares apparitions à la télévision, c’était quelque chose que l’on ne reverra sans doute jamais plus.

72) René-Louis Lafforgue : Ah, que c’est chouette ! En fait je l’ai redécouvert bien longtemps avant sa mort ne connaissant de lui que Julie la rousse. Depuis j’ai acquis le plupart de ses EP et j’aurais l’occasion d’y revenir, peut-être même de le positionner plus haut dans ce classement.

73) Danyel Gérard (Marie-Lou, D’accord, Le droit de t’aimer). Dans les années 64-65, j’adorais sa voix et son sens du rythme bien particulier, son phrasé hoqueté. Sa version de Memphis Tenessee est tout à fait remarquable.

74) Juliette Gréco (Jolie môme, Un petit poisson un petit oiseau, Marions-les). Une très grande dame qui interprète mieux La javanaise que son créateur.

75) Alain Souchon : Le baiser, Foule sentimentale, Je veux du cuir : je ne le déteste pas, loin s’en faut, je le reconnais sympa, mais je le trouve surestimé. Quand je pense que Bénabar le trouve supérieur à Brel ou Brassens. C’est là qu’on voit que le niveau a nettement regressé. En tout cas que ce n’est pas faire trop vieux grincheux que de décréter que décidément la chanson c’était mieux avant… En revanche je n’aime pas beaucoup Voulzy que je trouve dans le meilleur des cas trop proche de Salvador. Mais je conçois que certains aiment.

76) Colette Magny (Jaberwokky, Répression). Là on est vraiment dans l’avant-garde avec ses avantages et ses inconvénients. C’est très inventif, parfois ça rejoint les audaces littéraires les plus inouïes (collages de citations) mais il y a des moments ou c’est inaudible ou carrément irresponsable de démagogie gratuite.

77) Catherine Ribeiro (Ame debout). Même remarque. Il y avait un désir de recherche mais quand elle parle de politique, même si j’ai adhéré à ses idées à cette époque – années 70 – c’est de la démagogie pure et simple.

78) Olivier Despax (Si tu as un coeur, Et je l’aime, Je t’appartiens, de Bécaud). Un excellent guitariste que j’ai redécouvert sur le tard.

79) Arno : Lola, Les filles du bord de mer, Elisa… Il chante Adamo, alors...

50) Michèle Arnaud (A tout choisir, Amour perdu, Les papillons noirs). Une interprète délicieuse qui en plus faisait de très bonnes émissions pour la télévision avant de se faire damer le pion par les insupportables Carpentier.Son fils Dominique Walter n’était, à tout prendre,pas si mal non plus.

81) Henri Salvador (Pan v’la pluie, Le loup la biche et le chevalier, Le martien). Je l’ai mis un peu bas parce que je ne lui pardonne pas des facilités comme Le travail c’est la santé, Zorro est arrivé, Mais non Mais non ou ses niaiseries chantalgoyesques (Petit Lapin, et tous les Walt Disney qui ont suivi…). Paix à son âme…

82) Francis Cabrel : Encore et encore, Sarbacane, Carte postale : J’avoue que je ne l’ai pas assez écouté dans le détail. A priori, ses chansons ne me déplaisent pas même si certaines paroles sont à son insu franchement comiques quand on y regarde de près. Laurent Gerra ne l’a pas loup

83) Joe Dassin (Comme la lune, Bip Bip, Ca m’avance à quoi). Je ne suis pas un partisan des tubes à tous prix et il a un peu fait dans la facilité avec ses Petits pains au chocolat. Mais j’ai bien aimé ses débuts notamment sa Marie-Jeanne et son Dernier slow est très émouvant.

84) Lio (Fallait pas commencer, La reine des pommes, Seules les filles pleurent). Qu’est-ce qu’elle était jolie mais en plus ce qu’elle chantait était plein d’humour et de charme. Elle est intelligente, ça ne gâte rien.

85) Daniel Balavoine : Tous les cris les SOS, Les petits lolos, Lipstick polychrome. Comme tout le monde, quand il est mort j’y suis allé de ma petite larmette. Mais le mattraquage médiatique a fini par me lasser.

86) Ricet-Barrier : Les vacanciers, L’homme grenouille, la servante du château : C’est un très bon fantaisiste, une sorte de Vassiliu avant la lettre.

87) Francesca Solleville (Demande aux femmes). Encore une grande interprète engagée. Ca passe ou ça casse.

88) Yves Montand : Les grands boulevards, A Paris, Ma gigolette. J’ai un peu honte de le mettre là mais pour moi il est d’un autre temps, d’une autre esthétique qui a du mal à me toucher malgré l’évident talent.

89) Gottainer (Trois vieux papis, C’est l’été pour la vie, le youki). Un humour auquel j’étais sensible. Dommage que le public n’ait pas suivi.

90) Les Charlots : Elle a gagné le yoyo, Sur la route de Penzac, Je suis trop beau… : C’était quand même pa si mal à y regarder de plus près dans le style parodique.

91) Catherine Sauvage (Le miroir aux alouettes, Paris-canaille …). Géniale quand elle chante Kurt Weil. Ou Ferré bien sûr.

91) Philippe Clay première manière (Le danseur de charleston… il y avait une ville, La bébête…)

92) Isabelle Aubret (Va t’en loin, Crois moi ça durera, Sauvage et tendre Mexico)

93) Marie Laforêt : Manchester et Liverpool, Cathy cruelle, Viens sur la montagne.

94) Vivien Savage (La petite lady; Oh, c’est que le vent, Baby je le sens bien). Trop vite disparu des anciens bacs à disques.

95: ALAIN LEPREST (je le, connais trop peu mais ça l’ai rudement costaud)

96 ) Jean Constantin (« Cha cha persan »).

97) Les Compagnons : Amour brésilien, le canard au sang, Les comédiens. Pour le souvenir de jeunesse.

98) Valérie Lagrange : Idem, la beauté en plus.

99) Maurane : Elle chante en duo avec Adamo, Donc…

100) William Sheller (Je suis pas bien, J’me gênerai pas pour dire que je t’aime encore, Nouveau monde). Un univers bien à lui, et un grand compositeur, de chansons du moins. Je m’en lasse un peu vite mais il a eu une bonne période.

100) Edith Piaf : Pour moi c’est un autre monde, qui ne parvient pas à me toucher malgré l’indéniable talent. Exceptions: La goualante du pauvre Jean ou Mon Dieu...

100) Claude François au début : Il y avait une fraîcheur eu une énergie ravigotante; Après c’est la pire variétoche : Je conserverais : Dialogue d’amoureux, Pauvre petite fille riche, Quand le matin, deux, trois autres jusqu’à Comme d’habitude : Diggy Diggy lie et Diggie Diggie lo m’a beaucoup amusé autrefois…

L’accouchement. Anaïs : J’ai vu un concert d’elle à la TV et elle m’a favorablement impressionné. Mon amour mon cœur est déjà une réussite. Ceci dit elle a tendance comme bien des artistes de sa génération à tirer un peu trop sur la corde satirique. C’est la génération Canal +..

Je n’ai pas mis les actrices, Bardot (« Le soleil »), Moreau (« Morose »), Karina (« Sous le soleil »), ni même Magali Noël pour lesquelles la chanson est tout de même une activité secondaire. De même je n’ai pas fait allusion à Boris Vian (« La Java des bombes atomiques », « Compalinte du progrès »), le préférant comme parolier que comme interprète (cf.Reggiani, Higelin, Salvador, Magali Noël, Les Charlots etc.). Ni Allan Stivell qui chante plutôt en breton malgré « Brocéliande ».

Sortis in extremis aussi : L’affaire Louis Trio (« Bois ton café », « Chic planète »…) que l’on n’entend plus, ou Jean-Louis Aubert (« Plâtre et ciment » « Juste une illusion » + Téléphone, Bercignac compris). De même que Carla Bruni ou Axel Red que je ne connais pas encore assez.

Je ne connais pas suffisamment Jeanne Cherhal ou Enzo Enzo et Kent mais on ne peut tout connaître et l’on n’a pas non plus forcément envie de découvrir. Je ne connais pas du tout Jean Guidoni.

Je réalise que je n’ai pas introduit quelquefois à mon grand regret de grands chanteurs des années 50-60 comme Mick Micheyl (« Corde de pendu »), Francis Lemarque, (« La grenouille ») Colette Renard (« Irma la douce ») ou Deréal (« A la gare St Lazare »), plus tard, Serge Lama (à très petite dose :« Le gibier manque… »ou « Je veux vivre seul »), Jean-Claude Annoux (« Les jeunes loups »), Gribouille (« Mathias »), Les trois ménestrels (« Les oiseaux blancs »), Maurice Fanon (« L’écharpe »), Gilles Servat, les poétesses telles que Monique Morelli (« Ballade des pendus » de Villon) ou Hélène Martin (« Le condamné à mort » de Genet), les canadiens J.P. Ferland (« Je reviens chez nous ») ou Claude Léveillée (« Frédérique »),

Même si certains chanteurs ne me touchent pas du tout ou très peu, certains de leur titre ont pu autrefois m’accrocher : tel titre de Daniel Guichard : « Pourquoi ? »ou « Anna »), tel autre de Gérard Lenorman (« Si tu ne me laisses pas tomber »), certains yéyés me donnet la nostalgie comme Larry Gréco (« Jette-là »), Thierry Vincent (« La vie sans toi »), Franck Alamo (« File file file »), J.J.Debout (« Le village n’est pas la ville »), Long Chris (« Haschisch », « Plan de fugue »), Jackie Moulière (« Drôlement sympa »), Claude Righi (« Personne »), José Salcy (« J’en parlerai à Mon cheval », « Je bois trop ») le Delpech d' »Inventaire 66″ ou de « Tête de turc » (mais pas du tout l’autre, celui des années 70), le Charden tout seul de « Sans coeur » et la Stone mignonne de « Vive la France »(là aussi après ça se gâte), Stella (« Protest-song »), Sullivan (« Je chante pour moi »), Dominique Walter (« Les petits boudins ») ), la très gironde Annie Philippe (« Tu ne comprends rien aux filles »), et même la toute jeune Sheila (celle toute fraîche du « ranch de mes rêves », ou la jolie Michèle Torr de ses débuts : « Dans ma rue », ou quand elle reprend le « Sunshine superman » de Donovan), la Dalida sympa période yéyé, des groupes pop tels Triangle (« Ils viendront la nuit… ») ou Alice (« De l’autre côté du miroir »), voire le premier Martin Circus (« Le matin des magiciens »), que j’ai pu apprécier ponctuellement et à des degrés divers… Parmi les nouveaux Karen Ann et d’autres que je connais trop mal (Calogéro, Zazie, M…).

Et puis je ne déteste pas foncièrement les absents même si je ne les aime pas forcément non plus : Gérard Manset (j’aime surtout sa voix), Jill Kaplan (« Ce qui nous sépare ») Jeanne Mas (« Angéla ») Vanessa Paradis (« Tandem »), Elsa (peu importe, j’aime bien sa douceur), MC Solar (« Bouge de là »), Louis Chédid (« Anne ma soeur Anne »), Yves Simon (« Les gauloises bleues »), Catherine Lara (« Johan »)  et même Linda Lemay quand elle ne fait pas dans la sensiblerie… Je ne connais pas encore Romane Serda qui est la fille d’amis d’amis (avec qui il semble que j’ai dînés un soir) mais il paraît que…

Enfin pour des raisons personnelles j’apprécie énormément Les étoiles de Pierre Dudan, et La manic de Georges Dor.

Et Julien Doré, évidemment…

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